"On est devant un choix de société", a dit M. Bové devant la presse.
"Il y a une alternative possible" entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, "un homme dangereux pour nos libertés, le candidat du Medef et de l'alignement sur une politique qui est plus celle de Bush que des pays du sud". C'est-à-dire le choix entre "la société du vivre ensemble et celle du conflit permanent", a ajouté le leader altermondialiste.
Interrogé sur le rapprochement de la candidate avec les centristes, il a estimé qu'il n'est pas nécessaire pour soutenir quelqu'un au second tour d'avoir "des approches identiques sur tout".
"On est dans un moment de choix de société et de rassemblement, il faut rassembler pour gagner", a-t-il souligné. "Je ne peux pas accepter que la France tombe dans la logique de l'affrontement", a-t-il ajouté.
Il s'est réjoui aussi que Ségolène Royal lui ait confié une mission sur la mondialisation et la souveraineté alimentaire. "C'est un geste très important, ça introduit la dimension du rapport de la France au monde, c'est très nouveau de mettre cela dans le débat", a-t-il dit.
"C'est cohérent avec l'ordre international juste qui est dans le Pacte présidentiel", a glissé la candidate.
M. Bové a indiqué encore qu'il serait mardi au concert-meeting de soutien à Mme Royal, en fin d'après-midi au stade Charléty.
