Entre les quartiers et Ségolène Royal, l'histoire continue !

Entre les quartiers et Ségolène Royal, l'histoire continue !
Ségolène Royal a bouclé samedi un mini-marathon électoral en Ile-de-France, où elle est allée à la rencontre des habitants des quartiers qui lui ont offert ses meilleurs scores présidentiels en mai.

Tremblay-en-France, Seine-Saint-Denis, 9h42. L'ex-candidate à l'Elysée, qui n'a pas pu organiser son "meeting du remerciement" pour les banlieues faute de fonds, s'adresse à une centaine de personnes massées autour d'une estrade faite de trois palettes de bois devant une barre HLM.

Dans la circonscription, 56% des électeurs ont voté PS le 6 mai contre une moyenne nationale de 47%. "Je voulais vous remercier de m'avoir donné un si beau score", lance-t-elle à la petite foule. "Je sais ce que ce vote signifie dans les quartiers de liberté, de revendication de lien républicain".

Les 10 et 17 juin, "il faut venir voter. C'est grâce à vous que la République va continuer à fonctionner", insiste-t-elle.

En choisissant Royal au deuxième tour, "vous avez dit non à la suspicion qui était jetée sur nos quartiers", félicite à son tour Christophe Borgel, ancien directeur de cabinet de Dominique Strauss-Kahn et aujourd'hui, comme le proclament ses affiches législatives, "candidat de Ségolène Royal".

Epinay-sur-Seine, Seine-Saint-Denis, 10h32. Dans la cité Orgemont, plus de 68% des habitants ont voté socialiste. Devant la Poste, l'ex-ministre de l'Enseignement scolaire et le candidat, Bruno Le Roux, discutent avec Raphaël, bénévole faisant de l'aide aux devoirs avec les jeunes du quartier.

"C'est important, c'est mieux que de mettre les enfants en prison à 16 ans", dit Ségolène Royal, qui dénonce à chaque étape de sa journée le projet de loi abaissant la majorité légale à 16 ans.

"ROULEAU COMPRESSEUR"

Dans le dos de l'ex-candidate, Mouhdine brandit une feuille sur laquelle elle a écrit "Merci Ségolène". "Elle a donné un nouveau visage au parti", explique cette femme originaire des Comores qui a pris sa carte au PS l'an dernier.

"Ce serait bien" qu'elle en prenne la direction, dit-elle avant de délaisser le conditionnel pour le futur. "Ce sera possible".

Boulevard de Charonne, Paris, 12h09. Dans la 21e circonscription de la capitale, le Parti socialiste se présente en ordre dispersé.

Au nom de la parité, de la diversité et du renouvellement, George-Pau Langevin, candidate originaire de Guadeloupe, a été officiellement investie. Le député sortant Michel Charzat a été exclu pour candidature dissidente.

Dans les allées du marché, les équipes concurrentes tractent. Feuilles photocopiées en noir et blanc sans le poing et la rose, emblème du PS, d'un côté, en couleur et avec force photos de Ségolène Royal de l'autre.

"C'est un rouleau compresseur mais aujourd'hui je laisse faire. Je suis quand même de gauche", lâche un fidèle de Michel Charzat.

Le candidat de l'UMP, Raoul Delamare, s'avance et interroge, goguenard: "Alors, elle est où la gourdasse ?". Malgré les dissensions, les partisans du dissident prennent alors la défense de la première femme à avoir eu une vraie chance d'accéder à l'Elysée.

Juchée sur la chaise métallique d'un café, Ségolène Royal poursuit sa mission de bons offices électoraux. "C'est bien clair pour tout le monde, il n'y a qu'une candidate socialiste ici", proclame-t-elle devant la foule d'où montent des "Demain, avec vous!" et toujours "Merci Ségolène".

Trappes, Yvelines, 14h27. Devant un couscous préparé par Momo, Ségolène Royal déjeune aux côtés de Safia Otokoré, candidate du PS qui s'est installée dans la ville il y a un an.

"C'est une forme de respect de retourner dans ces quartiers qui m'ont donné les meilleurs scores", confie-t-elle aux journalistes. "Des milliers ont voté pour la première fois. Une conscience politique s'est éveillée" qu'il faut entretenir pour les législatives et le futur Parti socialiste.

"Je fais campagne pour les autres", ajoute celle qui ne se représente pas à la députation quand on s'étonne de la nouvelle marque qu'elle imprime à ses déplacements - détente et proximité avec la presse, très loin des tensions de la campagne présidentielle.

Sainte-Geneviève-des-Bois, Essonne, 16h09. La tournée se termine chez Julien Dray, l'ami, le porte-parole et conseiller après des étapes en fin de semaine chez d'autres membres de son équipe présidentielle, Najat Belkacem, à Lyon, Jean-Louis Bianco à Digne et Patrick Mennucci à Marseille.

Dans le Parc Pierre où se déroule la traditionnelle "Fête des Mômes", la présidente de Poitou-Charentes visite une ferme pédagogique. La dernière chevrette née il y a quelques semaines a été baptisée "Royale".

En première opposante à Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal dénonce le rapport "caché", selon elle, sur la sécurité en Seine-Saint-Denis. L'étude n'est pas sortie pendant la présidentielle parce qu'elle "établissait des réalités qui n'étaient pas bonnes à dire", attaque-t-elle.
# Posté le dimanche 03 juin 2007 11:45

Ségolène Royal à Lyon

Ségolène Royal à Lyon
Ségolène Royal a passé la matinée à Lyon pour soutenir les 14 candidats socialistes aux législatives dans le Rhône. Et notamment Najat Belkacem, son ancienne porte-parole pour la présidentielle, avec qui elle a effectué une visite de terrain à Montplaisir.



Avec un programme très chargé, Ségolène Royal a passé la matinée à Lyon, en donnnant néanmoins la priorité à Najat Belkacem, son ancienne porte parole à la présidentielle qui est candidate dans la 4e circonscription de Lyon face à Dominique Perben. Ensemble, les deux femmes qui ne se sont pas quittées d'une semelle de la matinée, ont tracté sur le marché Ambroise Courtois de Montplaisir, croisant même Azouz Begag et Jean-Michel Dubernard les candidats Modem et UMP de la 3e circonscription toute proche. Entre les étals de fruits et légumes, l'accueil a été plutôt bon dans ce quartier de Lyon qui vote à gauche.

Après le 8e, Ségolène Royal s'est rendue à Vaulx-en-Velin pour soutenir Jean-Jack Queyranne, député sortant de la 7e circonscription puis à la Duchère où l'ont rejoint Pierre-Alain Muet, son ancien conseiller économique qui est candidat dans la 1ère circonscription, et Gérard Collomb, le maire de Lyon.

A midi, sur la péniche la “Plateforme”, Ségolène Royal et les 14 candidats socialistes du Rhône se sont prêtés au jeu de la photo de famille. L'occasion pour le maire de Lyon de dire à Ségolène Royal que les “forces de l'avenir” sont avec elle, tout en rappelant que pour la première fois depuis le découpage Pasqua de 1986, la gauche est en passe de gagner une circonscription à Lyon. “Avec Ségolène, le score du PS a progressé de 7 points à Lyon par rapport à 1995, ce qui montre que progressivement les Lyonnais adhèrent à nos valeurs d'une gauche rénovée.”

Ségolène Royal a de son côté appelé les 17 millions de Français qui ont voté pour elle à revenir voter pour “créer un groupe parlementaire d'opposition le plus fort possible”. “Il faudra s'opposer car c'est le creusement des inégalités qui se prépare, avec un bouclier fiscal qui profitera à 15 000 personnes alors que la franchise médicale, ça va être pour tous” a martelé la leader des socialistes.
# Posté le vendredi 01 juin 2007 16:04

"Acclamée au Zénith, Ségolène Royal repart "au combat"

"Acclamée au Zénith, Ségolène Royal repart "au combat"
Ségolène Royal est repartie "au combat" contre une droite "sans complexe" et un "gouvernement insatiable", appelant les Français à envoyer "massivement" des députés socialistes à l'Assemblée nationale.

Après quelques jours de vacances en Tunisie et des apparitions en Poitou-Charentes, l'ex-candidate socialiste à la présidentielle remontait sur une estrade politique pour la première fois depuis son échec au soir du 6 mai.

Sur la scène du Zénith, elle a été accueillie par trois minutes d'applaudissements et de cris "Merci Ségolène!", lors du meeting de lancement de la campagne législative du PS.

Devant 6.000 personnes, la présidente de la région Poitou-Charentes a pris la parole après Bertrand Delanoë mais avant les autres ténors du PS, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius et François Hollande, qui étaient tous assis au premier rang.

Des messages de Lionel Jospin et d'Henri Emmanuelli devaient également ponctuer la soirée placée sous le signe de "La gauche qui agit, la gauche qui protège".

"Aujourd'hui, nous nous mobilisons pour des élections majeures. Voulez-vous oui ou non les pleins pouvoirs pour une gouvernement insatiable qui prétend incarner à lui seul la droite et la gauche?", a demandé Ségolène Royal au public.

"Ce que la droite attend, c'est un pouvoir hégémonique, un rouleau compresseur qui se dresse et pour lequel tout deviendra possible, même le pire", a-t-elle dit, détournant le slogan de campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Elle a lancé un appel aux 17 millions d'électeurs ayant voté pour elle le 6 mai et "au-delà".

SARKOZY, PRESIDENT DE L'UMP...

"Nous serons bien vite rejoints quand (les Français) réaliseront que le bouclier fiscal c'est pour quelques-uns mais que les franchises médicales c'est pour tout le monde (...), que la suppression des droits de succession, c'est seulement pour les 20.000 plus grosses fortunes mais que la dégradation des services publics c'est pour tout le monde."

"Ne vous y trompez pas: ce gouvernement que Nicolas Sarkozy a composé à sa main (...) n'est pas un gouvernement d'ouverture, c'est un casting attrape-tout qui fait courir des risques au pays dès lors qu'il aggravera les inégalités et attisera les ressentiment les plus dangereux", a insisté Ségolène Royal.

"Nous repartons au combat!", a-t-elle lancé, persuadée que "ce qui a été semé" pendant la campagne présidentielle "va germer et fleurir" aux législatives.

A son arrivée, l'ancienne candidate à l'Elysée avait tenu un bref point de presse à part, devant le Zénith, au moment où les "éléphants" arrivaient dans la salle de spectacle parisienne.

La présidente de la région Poitou-Charentes, qui ne se représente pas aux législatives, a estimé que la participation de Nicolas Sarkozy à un meeting de campagne, au Havre mardi soir, était en "contradiction" avec sa fonction.

"C'est vrai que c'est la première fois qu'un président de la République, aujourd'hui normalement le président de tous les Français, s'implique de façon partisane", a-t-elle déclaré devant les caméras. "Il se comporte encore comme le président de l'UMP."

Face à cette "extrême concentration des pouvoirs" dans les mains de la droite, il y a "aujourd'hui une opposition nouvelle à créer", a-t-elle fait valoir, refusant cependant de répondre à la question "prendrez-vous la tête de l'opposition?".

"Ce n'est pas le sujet aujourd'hui. Le moment venu, je vous dirai ce que je pense", a-t-elle déclaré dans une pirouette. Lundi soir, sur France 2, l'ex-impétrante présidentielle a expliqué qu'elle ne s'interdisait rien pour le futur.
# Posté le mercredi 30 mai 2007 02:26
Modifié le vendredi 15 juin 2007 09:18

Ségolène Royal au grand meeting parisien pour les législatives

Ségolène Royal au grand meeting parisien pour les législatives
Grand meeting
29 mai à partir de 18h30

au Zénith de Paris
(Métro 5 sortie Porte de Pantin)


avec Ségolène ROYAL, François HOLLANDE, Bertrand DELANOE, Laurent FABIUS, et Dominique STRAUSS-KAHN.

En présence de tous les candidat(e)s aux élections législatives de la région Ile-de-France.
# Posté le dimanche 27 mai 2007 03:32
Modifié le vendredi 15 juin 2007 09:25

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Segolene Royal sera pour la premiere fois depuis sa défaite à la télévision.
Elle sera l'invitée de David Pujadas le Lundi 28 Mai sur France 2.
# Posté le samedi 26 mai 2007 12:38

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