Royal: pas de "coup de pouce" au Smic mais une augmentation des impôts se prépare

Royal: pas de "coup de pouce" au Smic mais une augmentation des impôts se prépare
Ségolène Royal, en déplacement jeudi à Toulouse où elle a notamment rencontré les salariés de SFR en grève, a estimé que la hausse limitée à 2% du Smic ne donnait "aucun autre coup de pouce sur le pouvoir d'achat des salariés" alors que, selon elle, se prépare "une augmentation de 5% des impôts sur la consommation".

"Vous avez vu que sur la décision d'augmentation du Smic, il n'y a aucun autre coup de pouce sur le pouvoir d'achat des salariés", a insisté la candidate socialiste à la présidentielle. "En revanche, on sait que dès que les élections seront passées, ce qui se prépare c'est une augmentation de 5% des impôts sur la consommation", a-t-elle poursuivi.

Répondant aux interrogations de quelque 250 salariés de SFR, dont 1.900 emplois sont menacés, particulièrement à Toulouse et Poitiers, la candidate socialiste à la présidentielle a estimé que leur mobilisation, "c'est une façon de dire non au recul de l'activité, non à la précarisation des contrats, non au recul du pouvoir d'achat".

Concernant le second tour des élections législatives, Mme Royal a affirmé que "la gauche est en train de construire des digues contre le tsunami bleu". "C'est important pour tous les Français que la République soit équilibrée et que la démocratie respire", a-t-elle souligné, avant d'évoquer la représentation des femmes à l'Assemblée nationale.

"J'en appelle à tous les démocrates, tous les républicains de progrès, qui pensent qu'en effet la République doit respirer et la démocratie fonctionner", a déclaré Ségolène Royal, selon laquelle "il ne doit pas y avoir de cumul de tous les pouvoirs entre les mêmes mains".

Soutenant notamment les quatre candidates socialistes "courageuses, travailleuses et efficaces", en ballottage au second tour des législatives en Haute-Garonne, la présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes a remarqué que "la France est le dernier pays d'Europe pour le nombre de femmes à l'Assemblée nationale".

Plus tôt dans l'après-midi, Ségolène Royal s'était rendue dans le quartier périphérique du Mirail où elle a été accueillie par plusieurs centaines d'hommes et de femmes au son des youyous et des tambourins.

Elle s'y est adressée "aux jeunes qui sont venus s'inscrire pour la première fois sur les listes électorales". "Merci à eux pour cet élan civique qu'ils ont manifesté lors de l'élection présidentielle", a-t-elle déclaré auprès du président PS du Conseil régional de Midi-Pyrénées, Martin Malvy.

Interrogé sur l'avenir du PS, Ségolène Royal s'est contentée de répondre: "on verra cela après. Pour l'instant je me préoccupe de la France, des Français et de la composition de l'Assemblée nationale, en particulier de l'équilibre et de la respiration démocratique".
# Posté le vendredi 15 juin 2007 05:16

Visite de soutien de Ségolène Royal à Arnaud Montebourg

Visite de soutien de Ségolène Royal à Arnaud Montebourg
"Oh la la, ils sont tous au garde-à-vous !". Ségolène Royal jette un oeil sur le tarmac de l'aérodrome de Châlon-Champforgeuil par le hublot du jet qui vient d'atterrir.

Au bas de l'échelle, lunettes de soleil à la main, Arnaud Montebourg ouvre grand les bras. "Cela fait tellement plaisir!".

A quatre jours du second tour des élections législatives, l'ex-candidate à l'Elysée se porte à la rescousse de son porte-parole de campagne présidentielle, en difficulté face à l'UMP, comme nombre de ses anciens collaborateurs.

La visite de soutien est menée en une heure montre en main avant deux autres étapes, Bordeaux et Châteauroux.

Au lendemain du désaveu du bureau national du Parti socialiste, qui a rejeté son ouverture vers le centriste François Bayrou, la présidente de la région Poitou-Charentes refuse tout commentaire sur les tensions qui agitent le parti.

Devant les militants de Saône-et-Loire réunis à Saint-Rémy, dans la banlieue de Châlon-sur-Saône, elle prend cependant à témoin les "électeurs du centre".

"Je leur dis qu'on n'entend plus du tout parler de la lutte contre la dette publique", déclare-t-elle à la tribune, entourée de tous les candidats PS et PRG du département.

Les "zizanies" d'appareil, "ce n'est pas ce qui compte", assure-t-elle. Elles sont "très négatives pour les candidats et les candidates".

Sur le terrain "les gens en ont assez de ces petites disputes" internes, confie-t-elle après le meeting suivi par un millier de personnes.

"Nous, tous les jours nous lançons des appels au MoDem" qui détient la clé du scrutin dans la circonscription après avoir obtenu 4,58% des voix dimanche, rappelle Arnaud Montebourg, devancé de plus de deux points par l'UMP Arnaud Danjean.

"BARBOUZES EN GOGUETTE"

"Arnaud", explique Ségolène Royal sur l'estrade de la salle Georges Brassens où règne une chaleur étouffante, "est ciblé parce qu'il a été un des points forts de cette campagne" présidentielle.

"En ciblant Arnaud Montebourg, d'une certaine façon, c'est moi que la droite cherche", poursuit l'ex-postulante à l'Elysée, qui a été accueillie aux cris de "Merci Ségolène".

Face à Nicolas Sarkozy, "qui rêve d'une Assemblée nationale où le rouleau compresseur ferait son oeuvre", il faut des députés "qui n'ont pas peur d'élever la voix", lance Ségolène Royal, qui ne se représente pas elle-même dans les Deux-Sèvres.

"Si vous ne voulez pas que cette voix se taise à l'Assemblée nationale, j'ai besoin de l'élection d'Arnaud Montebourg", insiste celle qui ne cache plus son ambition de prendre la tête de l'opposition, troquant le "nous" socialiste pour la première personne du singulier.

Derrière le pupitre, Arnaud Montebourg explique : "S'il n'y a pas un sursaut des électeurs de gauche au second tour, "il n'est pas certain que nous soyons 70 au fond d'une pièce qu'on appelle Assemblée nationale.

Devant ses troupes, il fustige une majorité "menottes aux poignets et fers aux pieds", dénonce la TVA "antisociale" et les franchises santé auxquelles échapperont les "cartes bleues bien remplies" et s'en prend aux "barbouzes en goguette" de l'UMP - allusion au passé d'Arnaud Danjean - chargés de "rapporter des têtes sur un plateau à Paris", dont la sienne.

Pour gagner, il a besoin de tous les "parents et les grands-parents qui ont oublié de voter". "Faites vos carnets d'adresse ! Sortez-les de terre et nous l'emporterons", dit-il.

Pour le député sortant, qui s'est promis d'aller chercher les abstentionnistes "avec les dents", il ne faut pas perdre une seconde. Sur le tarmac, il serre les mains d'une équipe de l'armée de l'air en entraînement. "Venez à la réunion. C'est à un jet de pierre avec vos avions et vos parachutes".
# Posté le vendredi 15 juin 2007 05:13

.

# Posté le jeudi 14 juin 2007 05:23

Ségolène Royal refuse le fatalisme et s'adresse aux jeunes

Ségolène Royal refuse le fatalisme et s'adresse aux jeunes
Ségolène Royal appelle les 17 millions d'électeurs ayant voté pour elle au second tour de la présidentielle le 6 mai à revenir vers les urnes lors du second tour des législatives dimanche prochain.
Pour construire une "gauche neuve", l'ex-candidate à l'Elysée s'est tournée en particulier vers les jeunes après un premier tour marqué par une abstention record.

"Vous devez venir voter pour vous-mêmes parce que c'est vous qui serez les plus menacés. Vous les jeunes (...) vous qui êtes restés chez vous alors que souvent vous êtes venus vous inscrire sur les listes électorales" pour la première fois pour la présidentielle, a déclaré la présidente de la région Poitou-Charentes lors d'une brève déclaration au siège du PS, rue de Solférino.

"Je ne vous accable pas, bien sûr, mais je vous dis de venir voter en vous rappelant qu'il y a dans le monde des hommes et des femmes qui risquent leur vie pour avoir le droit de vote. Venez voter, venez pour vous. Venez pour la République, la France, la justice sociale. Venez pour nous aider à reconstruire demain une gauche neuve qui ira de l'avant et qui se préparera aux victoires de demain", a ajouté Ségolène Royal.

"Nous avons besoin de votre énergie, nous avons besoin de votre présence", a-t-elle poursuivi.
# Posté le dimanche 10 juin 2007 16:55

"Ne vous démobilisez pas", ne pleurez pas, venez voter

"Ne vous démobilisez pas", ne pleurez pas, venez voter
A un peu moins d'une semaine du premier tour des législatives, Ségolène Royal s'est adressée à ses "17 millions d'électeurs du 6 mai" lundi soir à Nantes, lors d'un des deux seuls meetings du Parti socialiste en province. "Ne baissons pas les bras, restons des citoyens actifs, responsables et vigilants. Il faut voter", a lancé la candidate malheureuse à la présidentielle.

"Ne vous démobilisez pas", a-t-elle également exhorté, "vous avez pleuré? Séchez vos larmes, venez voter".
Nicolas Sarkozy n'est pas le sauveur qui va transformer le plomb en or". "Un état de grâce est un état fugace", a-t-elle jugé en évoquant la cote de popularité du président de la République. "L'état de grâce, ça ne fait pas une rédemption collective".

Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes et président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, a quant à lui repris une phrase de Saint-Exupéry: "Il y a des défaites qui assassinent, d'autres qui réveillent". Avant de promettre: "Ici à Nantes, avec François Hollande et Ségolène Royal, nous en faisons le serment, nous changerons, nous changerons le Parti socialiste. Nous changerons la gauche".

"Une défaite aujourd'hui, c'est une victoire pour demain. Ils ne perdent rien pour attendre", a lancé de son côté François Hollande. "On est là, on est le Parti socialiste avec sa belle histoire, le P.S qu'il faudra changer, rénover, tout ce qu'on voudra, mais ce sera toujours le PS", a assuré le premier secrétaire.

Pour Ségolène Royal, une vague bleue à l'Assemblée nationale serait néfaste: "L'élan électoral que vous demande le président de la République serait la récompense de l'échec et de l'insuffisance. Jamais vous n'aurez la rupture avec les mêmes idées et les mêmes hommes", a-t-elle prévenu.

"Je ne veux pas que l'Assemblée devienne la chambre à coucher de M. Sarkozy avec des députés qui votent les yeux fermés", a souligné de son côté Jean-Marc Ayrault.

La présidente de Poitou-Charentes s'est également interrogée sur le statut du président de la République: "le temps de parole de Nicolas Sarkozy échappe à la comptabilité égalitaire entre les différents candidats, c'est très injuste", a-t-elle estimé. "Son temps de parole doit être comptabilisé avec celui de la droite". Pour l'ex-candidate à la présidentielle, "il faut mobiliser la conscience citoyenne", car selon elle, "cette règle n'est pas juste".
# Posté le mardi 05 juin 2007 13:55
Modifié le jeudi 07 juin 2007 04:19

Liens promotionnels