Ségolène Royal à Berlin: "Définir en commun des politiques industrielles"

Ségolène Royal à Berlin: "Définir en commun des politiques industrielles"
La candidate socialiste à l'élection présidentielle française, Ségolène Royal, a annoncé qu'elle-même et la chancelière allemande Angela Merkel étaient d'accord "pour définir en commun des politiques industrielles" à la suite de la crise de l'avionneur européen Airbus.

A l'issue de sa première rencontre avec la chancelière et présidente de l'Union chrétienne-démocrate (CDU, conservateurs), qu'elle a qualifiée de "très chaleureuse", Mme Royal a déclaré: "Nous partageons totalement l'objectif que l'Europe doit défendre sa filière aéronautique" et en particulier "ses capacités de recherche". L'Allemagne et la France doivent "définir en commun des politiques industrielles", a-t-elle dit.

Interrogée sur la possibilité d'injecter de l'argent public dans le groupe d'aéronautique et de défense EADS, maison-mère d'Airbus, elle a observé: "Angela Merkel n'a rien écarté mais n'a pas pris position (...) Elle n'a pas pris d'engagement sur une recapitalisation ferme par l'Etat, sans fermer les portes, en partageant la préoccupation de bien comprendre les enjeux industriels sans interférer sur le pilotage économique de l'entreprise".

Airbus, en butte à des difficultés financières en dépit d'un carnet de commandes rempli pour les cinq prochaines années, a annoncé la suppression d'environ 10.000 emplois sur quatre ans, dont 4.300 en France et 3.700 en Allemagne.

Mme Royal s'est félicitée de la tonalité de l'entretien. "La rencontre s'est déroulée dans un climat très chaleureux avec même une certaine complicité. Je ne vois pas de divergences avec elle, le courant est très bien passé, j'apprécie chez elle son coté courageux, c'est une femme très pragmatique", a-t-elle dit.

Mme Royal s'est rendue à Berlin pour rencontrer la chancelière conservatrice et lui exposer ses projets de candidate à la présidence française. A l'occasion de cette première prise de contact, les deux femmes ont eu un long entretien qui a duré bien au-delà des trois quarts d'heure prévus initialement.
# Posté le mercredi 07 mars 2007 04:07

SEGOLENE signe le Pacte AC le Feu à Clichy-sous-Bois

SEGOLENE signe le Pacte AC le Feu à Clichy-sous-Bois
Ségolène Royal a signé mardi matin à Clichy-sous-Bois le "contrat social et citoyen" proposé aux candidats à la présidentielle par le collectif AC le feu, créée dans la foulée des violences urbaines de 2005.

Ce pacte, rédigé sur la base des doléances récoltées en 2006 dans 120 villes de France par le collectif AC le feu, né à Clichy-sous-Bois après les violences urbaines de novembre 2005, comporte 105 propositions "concrètes" sur neuf thèmes comme l'emploi, les discriminations, le logement, l'insécurité. Mme Royal a laissé de côté une vingtaine de propositions qui lui semblaient "irréalisables" ou dont la rédaction posait problème.

Accueillie chaleureusement aux cris de "Ségolène présidente" par les habitants du quartier, la candidate socialiste a déclaré: "Vous faites partie intégrante de la nation". Elle a également assuré que son "grand chantier présidentiel sera la réussite des quartiers populaires".

"Vous n'êtes pas un problème mais une partie de la solution à nos problèmes", a-t-elle ajouté sous les applaudissements. "J'ai envie que vous réussissiez. J'ai besoin de vous dans cette nouvelle France qui se lève. J'ai confiance en vos talents, vos générosités. Vous pouvez faire beaucoup pour la France", a-t-elle affirmé. "Il faut de l'espoir mais il n'y aura pas d'"assistanat" et de "tutelle", a ajouté Mme Royal. "Il faut vous demander ce que vous vous pouvez faire. Je m'appuie sur votre énergie, c'est ça mon exercice du pouvoir", a-t-elle dit.

Mme Royal, qui, à plusieurs reprises dans ses discours, a cité le travail d'AC le feu, est la première candidate à l'Elysée à signer le "contrat" du collectif, qui avait été adressé vendredi à l'ensemble des candidats. Elle devait être suivie mardi par le candidat de la LCR, Olivier Besancenot. "On attend des présidentiables prêts à entendre ce que les quartiers populaires ont mis dans ce contrat social et citoyen qu'ils s'engagent", a déclaré mardi Mohammed Mechmache, président du collectif.

"Mais ils devront faire vite cette fois, on n'attendra pas!", a-t-il prévenu, donnant dix jours seulement aux candidats pour s'engager, avant le début, le 5 mars, du deuxième Tour de France d'AC le feu, qui distribuera partout en France le contrat, paraphé ou non par les candidats. Le collectif, qui avait déjà été reçu par François Bayrou (UDF), Marie-George Buffet (PCF), Olivier Besancenot (LCR) et Ségolène Royal (PS), se dit prêt à accueillir "tous les candidats". Il fixe cependant à Nicolas Sarkozy une condition: ne plus être ministre de l'Intérieur, mais simple candidat.
# Posté le mardi 27 février 2007 12:59
Modifié le mercredi 28 février 2007 06:39

Ségolène Royal met en garde contre la confusion droite-gauche

Ségolène Royal met en garde contre la confusion droite-gauche
La confusion droite-gauche est dangereuse, estime lundi 26 février Ségolène Royal qui insiste sur les différences entre les programmes de l'UDF et de l'UMP et le sien dans le domaine économique et social.
"Je pense que c'est très dangereux", a déclaré la candidate présidentielle du PS, du MRC et du PRG, sur France Inter en réponse à une question sur une éventuelle "coalition à la française" évoquée par le candidat de l'UDF François Bayrou.
"Dans ce discours de la confusion, on cherche à empêcher les Français de choisir entre deux modèles de société, deux visions politiques qui s'opposent et qui ne correspondent pas aux mêmes choix politiques en profondeur", a-t-elle dit.
Les sondeurs indiquent depuis plusieurs semaines que François Bayrou, qui n'exclut pas de nommer un Premier ministre socialiste en cas de victoire, mord sur l'électorat de gauche.

"Une pincée de social dans un océan de libéralisme"

"Je considère, et ça n'est ni le cas du candidat de l'UMP, ni le cas du candidat de l'UDF, que la relance économique de la France dépend de la capacité que nous aurons à sécuriser les salariés dans leur travail et non pas l'inverse", a expliqué Ségolène Royal.
"On n'avancera pas avec la France en mettant une pincée de social dans un océan de libéralisme, ce que proposent les deux candidats de droite, mais au contraire en relançant la machine économique sur les trois piliers, à égalité, que sont les progrès économique, social et environnemental. Ça, c'est une mutation majeure que je propose à la France", a dit la candidate.
Selon elle, "il ne faut pas tout mélanger, la politique n'a rien à gagner dans le ramollissement des identités politiques".

Des "interrogations"

La candidate socialiste a par ailleurs reconnu avoir eu "des interrogations" dernièrement.
"J'ai eu des interrogations", a reconnu Ségolène Royal, interrogée sur le "trou d'air" de sa campagne. Mais "j'ai décidé de tenir bon et j'ai eu raison", a-t-elle immédiatement ajouté.
"J'ai eu des interrogations, parce que justement, je suis une femme politique qui écoute et qui est toujours en éveil et en adaptation", s'est souvenue la candidate socialiste sur France-Inter. "En même temps, je savais comment me raccrocher à mes convictions profondes sur la façon de changer la politique. J'ai décidé de tenir bon et j'ai eu raison."
Désormais, sa campagne est entrée dans "une nouvelle étape", suivant "le déroulement de ce que j'avais prévu", a-t-elle décrit. Après la "phase d'écoute et de démocratie participative", elle a rappelé les grandes figures du Parti socialiste "sur (s)es bases". "Je crois que c'est nécessaire de rassembler ma famille", a expliqué Ségolène Royal.
# Posté le lundi 26 février 2007 08:30

Ségolène Royal invitée surprise du Jamel comedy show

Ségolène Royal invitée surprise du Jamel comedy show
Ségolène Royal a assisté vendredi soir à Paris à la dernière représentation du Jamel Comedy Show, le spectacle de Jamel Debbouze, où elle a été acclamée par le public et le comédien qui l'a fait monter sur scène en la surnommant "Marie Poppins".

A son arrivée au casino de Paris, quelques minutes avant le début du spectacle de Jamel Debbouze et d'une dizaine de jeunes comiques "black-blanc-beur", une partie du public s'est levé et a applaudi la candidate du PS.

Au milieu du spectacle, Jamel s'est interrompu : "il paraît qu'il y a Ségolène". Il a alors évoqué la présidentielle et le duel entre "Marie Poppins" et "Joe Dalton".

"J'ai commencé à vous aimer bien quand vous avez fait la couverture de Voici", lui a dit Jamel en la cherchant du regard. Il a continué en souhaitant que cette photo volée où on voit Mme Royal en maillot à la plage serve de portrait officiel "affiché dans tous les commissariats de France", quand elle sera "présidente".

"J'ai vu, vous avez reconstitué votre équipe. Maintenant il y a tout le monde, Pierre Mauroy, Jean Jaurès, Stalingrad, c'est bien", a-t-il ajouté sous les rires de la salle. "Moi perso, mon coeur est à gauche et je suis royaliste", a-t-il poursuivi avant de demander à la candidate de monter sur scène pour avoir "un bisou".

Arrivée sur scène, Mme Royal, acclamée par le public et visiblement gênée, a dit à Jamel au micro : "c'est bien d'aider les jeunes à monter, à faire des choses. C'est bien, merci de faire ça."
# Posté le lundi 26 février 2007 08:27
Modifié le mercredi 18 avril 2007 08:04

Ségolène Royal a annoncé jeudi la nomination d'une "équipe du pacte présidentiel"

Ségolène Royal a annoncé jeudi la nomination d'une "équipe du pacte présidentiel"
L' "équipe du pacte présidentiel" comporte treize personnes: Lionel Jospin, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn Pierre Mauroy, Henri Emmanuelli, Bertrand Delanoë, Martine Aubry, Bernard Kouchner, Gérard Collomb, Yvette Roudy, Jean-Pierre Bel, Jean-Marc Ayrault, et François Hollande.

"Tout le monde est rassemblé dans cette phase décisive de la campagne", a déclaré Ségolène Royal.

Ce groupe est chargé d'"animer et de tenir des réunions de campagne à travers le pays".

Selon Ségolène Royal, cette réorganisation "correspond à une nouvelle étape" de sa campagne. Nous devons "monter en puissance pour défendre le pacte présidentiel".

"C'est le temps de la mobilisation générale" pour "populariser le projet", ce qui inclut "l'ensemble des dirigeants", a précisé Jean-CHristophe Cambadélis. "Il faut que les voix qui portent, portent le
pacte présidentiel".
# Posté le lundi 26 février 2007 08:18