"Je pense que c'est très dangereux", a déclaré la candidate présidentielle du PS, du MRC et du PRG, sur France Inter en réponse à une question sur une éventuelle "coalition à la française" évoquée par le candidat de l'UDF François Bayrou.
"Dans ce discours de la confusion, on cherche à empêcher les Français de choisir entre deux modèles de société, deux visions politiques qui s'opposent et qui ne correspondent pas aux mêmes choix politiques en profondeur", a-t-elle dit.
Les sondeurs indiquent depuis plusieurs semaines que François Bayrou, qui n'exclut pas de nommer un Premier ministre socialiste en cas de victoire, mord sur l'électorat de gauche.
"Une pincée de social dans un océan de libéralisme"
"Je considère, et ça n'est ni le cas du candidat de l'UMP, ni le cas du candidat de l'UDF, que la relance économique de la France dépend de la capacité que nous aurons à sécuriser les salariés dans leur travail et non pas l'inverse", a expliqué Ségolène Royal.
"On n'avancera pas avec la France en mettant une pincée de social dans un océan de libéralisme, ce que proposent les deux candidats de droite, mais au contraire en relançant la machine économique sur les trois piliers, à égalité, que sont les progrès économique, social et environnemental. Ça, c'est une mutation majeure que je propose à la France", a dit la candidate.
Selon elle, "il ne faut pas tout mélanger, la politique n'a rien à gagner dans le ramollissement des identités politiques".
Des "interrogations"
La candidate socialiste a par ailleurs reconnu avoir eu "des interrogations" dernièrement.
"J'ai eu des interrogations", a reconnu Ségolène Royal, interrogée sur le "trou d'air" de sa campagne. Mais "j'ai décidé de tenir bon et j'ai eu raison", a-t-elle immédiatement ajouté.
"J'ai eu des interrogations, parce que justement, je suis une femme politique qui écoute et qui est toujours en éveil et en adaptation", s'est souvenue la candidate socialiste sur France-Inter. "En même temps, je savais comment me raccrocher à mes convictions profondes sur la façon de changer la politique. J'ai décidé de tenir bon et j'ai eu raison."
Désormais, sa campagne est entrée dans "une nouvelle étape", suivant "le déroulement de ce que j'avais prévu", a-t-elle décrit. Après la "phase d'écoute et de démocratie participative", elle a rappelé les grandes figures du Parti socialiste "sur (s)es bases". "Je crois que c'est nécessaire de rassembler ma famille", a expliqué Ségolène Royal.
