Incidents gare du Nord: "l'échec sur toute la ligne" de la droite, pour Ségolène Royal

Incidents gare du Nord: "l'échec sur toute la ligne" de la droite, pour Ségolène Royal
Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle, a affirmé mercredi que les affrontements de la gare du Nord montrent "l'échec sur toute la ligne" de la droite en matière de sécurité depuis 2002.

"Bien évidemment les voyageurs doivent payer leur billet. Mais qu'un simple contrôle puisse dégénérer dans un affrontement aussi violent prouve que quelque chose ne va plus", a-t-elle déclaré sur Canal+.

Selon elle, "en cinq ans d'un gouvernement d'une droite qui avait fait de la sécurité son thème de campagne, on voit que c'est l'échec sur toute la ligne".

"Les gens sont dressés les uns contre les autres, ont peur les uns des autres. La police a parfois peur de se rendre dans certains quartiers ou de procéder à certains contrôles", a-t-elle ajouté avant de conclure : "Ce n'est pas la République".

Mme Royal a affirmé vouloir "une République de l'ordre juste" où "la police" comme "les citoyens" sont "respectés". "Il faudra un ministre de l'Intérieur qui remette de l'ordre juste au sens où chacun aura le sentiment d'obéir aux mêmes règles", a-t-elle dit.

La candidate du PS a également plaidé pour "une société de confiance et d'harmonie". "C'est un grand défi à relever, il faudra agir vite", a-t-elle dit, en affirmant que "la situation s'est dégradée" dans les quartiers depuis les émeutes de novembre 2005.

Elle a réaffirmé son intention de "créer une police de quartier pour remplacer la police de proximité qui a été très maladroitement supprimée" par la droite.

De leur côté Julien Dray, porte parole du PS, et Delphine Batho, secrétaire nationale chargée de la sécurité, ont estimé que "la gravité des incidents (...) mérite mieux qu'une petite polémique politicienne", après que l'équipe de M. Sarkozy a accusé le PS de "justifier le désordre".

"Jamais la société française n'a été aussi violente. Jamais les rapports entre le service public de la police nationale et la population n'avaient été aussi dégradés", dénoncent-ils dans un communiqué en qualifiant de "désastreux" le bilan de M. Sarkozy à l'Intérieur.
# Posté le jeudi 29 mars 2007 11:35
Modifié le lundi 02 avril 2007 05:53

Mazarine Pingeot soutient Ségolène Royal

Mazarine Pingeot soutient Ségolène Royal
"Oui, je soutiens Ségolène Royal", déclare Mazarine Pingeot, fille de François Mitterrand, dans un entretien publié ce mercredi dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France".

"C'est d'abord l'évidence puisqu'elle est la candidate de mon parti", explique la fille de l'ancien président. "Je l'ai aussi choisie pour son indépendance d'esprit, la force de son caractère, sa persévérance et son égalité d'humeur, l'indifférence au qu'en-dira-t-on, aux attaques, et son courage enfin".

Mazarine Pingeot estime que "le procès en incompétence" intenté à la candidate socialiste "a un fond machiste". "Il serait bien qu'une femme puisse enfin accéder à la fonction présidentielle", observe-t-elle.

Quant à Nicolas Sarkozy, elle confie que "son manque de maîtrise, son côté chien fou et ses tentations d'extrémisme (l)'inquiètent", et juge "absurde" la tentation de voter François Bayou pour certains socialistes. "Le risque d'un 21 avril bis existe toujours", souligne-t-elle.
# Posté le jeudi 29 mars 2007 11:33
Modifié le jeudi 05 avril 2007 04:51

Sans-papiers: "On ne doit pas séparer les enfants des parents", réaffirme Ségolène Royal

Sans-papiers: "On ne doit pas séparer les enfants des parents", réaffirme Ségolène Royal
On ne doit pas séparer les enfants des parents", a réaffirmé lundi Ségolène Royal, qui avait souhaité la veille que les parents sans-papiers dont les enfants sont scolarisés soient régularisés. François Hollande a toutefois précisé qu'il faudrait veiller à éviter les "abus" et vérifier que les familles sont installées "depuis longtemps".

"Des enfants scolarisés doivent pouvoir poursuivre leur scolarisation dans les écoles. Ensuite, sur la question de la régularisation des parents, le principe est là: on ne doit pas séparer les enfants des parents", a estimé la candidate du PS sur Canal+. "Leurs parents doivent pouvoir rester sur le territoire", avait-elle déjà jugé dimanche, précisant que le Parlement aurait "à en débattre". Elle avait alors souligné qu'il faudrait "faire du cas par cas" et ne "pas non plus ériger (...) en norme des contournements" de la loi.

Lundi, le Premier secrétaire du PS François Hollande a précisé qu'il faudrait éviter les "abus". "Il ne peut pas être possible d'expulser un enfant et sa famille tant que ses enfants sont scolarisés, mais il faut éviter aussi lors de l'inscription des enfants qu'il puisse y avoir des abus", par exemple "qu'une personne venant avec un visa touristique puisse utiliser ce moment pour inscrire ses enfants", a-t-il dit lors d'un point de presse. "Il faut mettre un peu de vigilance".

Le patron du PS a estimé qu'il faudrait vérifier que "les familles sont là depuis longtemps" et que l'enfant est scolarisé "depuis plusieurs mois". La régularisation des parents ne serait donc pas automatique, selon lui. Alors que certains craignent qu'une régularisation automatique des parents entraîne l'apparition d'une nouvelle filière d'immigration massive, François Hollande a confirmé que le PS ne demande pas de "régularisation globale et massive" des sans-papiers. Au passage, il a demandé que "toute la lumière soit faite" sur l'affaire de l'école maternelle Rampal à Belleville.

Ségolène Royal a par ailleurs affiché lundi sa "différence" entre sa vision et celle de Nicolas Sarkozy: "On ne pourchasse pas les parents des enfants sans-papiers, à la fois dans les Restaurants du Coeur, comme ça s'est passé récemment, ou à la porte des écoles, pour traquer les parents ou les grand-parents sans-papiers qui viennent chercher leurs enfants".

Mardi dernier, les forces de l'ordre qui procédaient à des contrôles d'identité à proximité d'une école maternelle, dans le quartier parisien de Belleville, avaient interpellé un grand-père chinois sans titre de séjour venu chercher un enfant dans l'établissement. Des enseignants et des parents d'élèves ont tenté de s'opposer à cette arrestation. La directrice de l'école maternelle a été brièvement placée en garde à vue.
# Posté le mercredi 28 mars 2007 02:28
Modifié le mercredi 28 mars 2007 02:38

Ségolène Royal qualifie d'échec" le bilan de Nicolas Sarkozy à l'Intérieur

Ségolène Royal qualifie d'échec" le bilan de Nicolas Sarkozy à l'Intérieur
Ségolène Royal a qualifié lundi d'échec" le bilan de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur, en pointant l'augmentation "des agressions" et "des atteintes aux personnes".

Alors que Nicolas Sarkozy quitte ce lundi le ministère de l'Intérieur pour se consacrer à la campagne présidentielle, la candidate socialiste a estimé sur Canal + que c'était "le moment de rendre des comptes" et de "faire un bilan".

"La sécurité s'est dégradée (...) la question des banlieues n'est pas résolue", a-t-elle dit.

Selon Mme Royal, après les émeutes de l'automne 2005, il n'y a eu "aucune mesure en profondeur".

Par ailleurs, la candidate PS a réaffirmé que si elle était élue à l'Elysée, le Sénat serait "réformé" et "démocratisé", en ajoutant qu'à titre personnel "cela ne l'aurait pas gênée de supprimer le Sénat".

"Dans la réforme des institutions, moi, cela ne m'aurait pas gênée de supprimer le Sénat. Je vais lui supprimer le pouvoir de veto", a-t-elle expliqué.

Elle a ajouté que si elle ne proposait pas de le supprimer, c'était parce qu'elle tenait compte "des consultations" qu'elle avait faites.

Mme Royal a fait valoir que "si le Sénat est réformé, il peut être utile au sens où une seconde délibération sur un texte de loi permet d'apporter un éclairage nouveau".

"Le Sénat sera démocratisé et le pouvoir de veto lui sera retiré puisque dans l'état actuel des choses, il n'y a pas d'alternance" dans cette assemblée.

En septembre 2005, commentant le retour de l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin au Sénat, Ségolène Royal avait qualifié le Sénat d'"anachronisme démocratique insupportable". "Il faudrait supprimer le Sénat", avait-elle dit.
# Posté le lundi 26 mars 2007 14:45

Ségolène Royal joue cartes sur table sur son couple

Ségolène Royal joue cartes sur table sur son couple
Elle aurait "adoré" épouser François Hollande à bord d'une pirogue à Tahiti mais n'a finalement "pas besoin de cela" pour aimer le premier secrétaire du Parti socialiste.

Dans son livre "Maintenant" (Hachette Littératures-Flammarion) qui sort en librairie mardi, Ségolène Royal lève le voile sur sa situation familiale à moins d'un mois du premier tour.

En mai prochain, la présidente de Poitou-Charentes sera dans une position inédite si elle accède à l'Elysée, celle d'une présidente, la première de la Ve République, dont le compagnon dirige le principal parti de la majorité.

"Je reconnais que la situation n'est pas ordinaire et je comprends qu'elle puisse soulever quelques curiosités", explique-t-elle à la journaliste Marie-Françoise Colombani, co-auteur qui affiche sa volonté de l'interroger "sans esquiver les questions sur le plan privé que chaque électeur aurait eu envie de se poser".

"Oui nous sommes toujours ensemble", lance-t-elle, veillant à "laisser courir, prospérer et s'étioler" les rumeurs sur son couple.

Après leur rencontre à l'Ena et la naissance de leurs quatre enfants, Ségolène Royal et François Hollande ne se sont jamais mariés.

Au début de l'été dernier, le leader polynésien Oscar Temaru leur avait lancé une invitation à convoler en Polynésie, ce qui avait relancé les spéculations sur leur couple.

"C'est vrai que j'aurais adoré (...) accepter l'invitation d'Oscar Temaru pour reconstituer nos forces et emmagasiner des souvenirs de rêve avant le choc de la campagne", reconnaît-elle. "Cela aurait été follement romantique un mariage en pirogue à l'autre bout du monde!".

"Par crainte du spectacle et sans doute du ridicule", elle raconte que "l'entourage" du premier secrétaire l'en a dissuadé.

"Moi, je crois que la crainte du ridicule, il faut s'asseoir dessus quand on a envie de saisir un bonheur inattendu qui passe. Mais, bon, je n'ai pas insisté, nous n'avons pas besoin de cela pour nous aimer", explique-t-elle.

Elle rapporte également avoir été "plus blessée que lui" par l'expression "peu finaude" de "M. Pièces jaunes", hypothétique alter ego masculin de Bernadette Chirac.

Les deux dirigeants ont "toujours essayé de préserver un équilibre familial", une recherche "plus acrobatique" depuis le début de la campagne présidentielle.

"Mais nous nous réservons des moments privilégiés", dit-elle. "Je me demande comment on a pu faire sans les portables et les textos!"

Ses quatre enfants sont "absolument formidables", elle aurait d'ailleurs "bien voulu en avoir plus" et pense "tout le temps à eux". "Je pense qu'ils sont solides parce que leurs parents, malgré les rumeurs, sont forts et aimants".
# Posté le dimanche 25 mars 2007 15:22
Modifié le vendredi 13 avril 2007 07:50