Ségolène Royal promet d'agir "vite et juste" J- 18

Ségolène Royal promet d'agir "vite et juste" J- 18
Ségolène Royal promet d'agir "vite et juste" si elle accède à l'Elysée en mai prochain.

"Beaucoup de choses sont déjà prêtes. Vous aurez l'occasion de le voir dans les jours qui viennent: un certain nombre de textes de loi sont prêts", a déclaré la candidate socialiste à la présidentielle lors d'une conférence de presse au siège du PS, rue de Solférino.

En cas de victoire le 6 mai, dans le cadre de la VIe République qu'elle appelle de ses voeux, les décrets d'application seront "déjà rédigés chaque fois qu'il y a une loi nouvelle" afin de réduire "cet écart insupportable" entre la décision politique et l'application sur le terrain, a assuré Ségolène Royal devant une centaine de journalistes.

Au cours des débats participatifs qu'elle a menés au début de l'année, "ce que j'ai ressenti aussi, c'est la notion du temps. C'est pourquoi ma principale préoccupation sera d'agir vite et juste", a-t-elle affirmé.

"J'ai le sens du temps court peut-être parce qu'étant une femme j'ai toujours eu à concilier mes obligations familiales et professionnelles", a-t-elle ajouté, ayant une pensée pour "toutes ces femmes qui cumulent" journée de travail et vie personnelle.
# Posté le mercredi 04 avril 2007 03:56
Modifié le jeudi 05 avril 2007 10:26

Ségolène Royal propose une aide pour l'embauche des jeunes

Ségolène Royal propose une aide pour l'embauche des jeunes
Ségolène Royal propose que les pouvoirs publics financent en totalité pendant un an le salaire et les charges de jeunes employés par les artisans et les commerçants.

La candidate socialiste à l'élection présidentielle, qui promet de créer 500.000 "emplois tremplins" dans les secteurs public et le privé en cinq ans, a annoncé cette nouvelle mesure lors d'une rencontre avec la population à la mairie de Guéret, dans la Creuse.

Les artisans et commerçants bénéficiaires de ce dispositif s'engageront en contrepartie à "recruter sur un contrat stable et durable" ces jeunes à l'issue de cette première année.

"C'est même une exigence", a-t-elle déclaré à ce propos, sans préciser quelles sanctions seraient prévues en cas de non respect d'une embauche durable.

Le dispositif des emplois tremplins, hors artisans et commerçants, prévoit un financement total ou partiel des salaires et charges des jeunes pendant six mois.
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# Posté le samedi 31 mars 2007 18:03

Ségolène Royal invite les jeunes à "forcer leur destin"

Ségolène Royal invite les jeunes à "forcer leur destin"
Ségolène Royal a invité les jeunes à "forcer leur destin", comme elle l'a fait elle-même en devenant candidate à l'élection présidentielle alors que son entourage familial l'invitait à "rester aux fourneaux".

"Moi qui avais entendu toute mon enfance et toute mon adolescence 'tu ne feras pas d'études supérieures' (?) 'tu es destinée à rester aux fourneaux', j'ai forcé ce destin", a déclaré la candidate du PS devant environ 1.500 personnes, en majorité des jeunes, réunies au B.Box, une boîte de nuit de Clermont-Ferrand.

"J'ai été poussée par l'école de la République, par les enseignants qui m'ont dit 'il faut continuer', j'ai pu bénéficier d'une bourse pour continuer mes études supérieures, j'ai eu accès à la formation et je me suis dit un jour 'pourquoi je n'essayerais pas'. Tel est le message que je veux vous transmettre", a-t-elle ajouté, déclenchant un tonnerre d'applaudissements.

"Je veux que chacun d'entre vous, chaque jeune fille, chaque jeune homme dans la France que nous aimons, puisse se dire 'pourquoi moi aussi je n'essayerai pas de forcer mon destin ?'".

"Forcez votre vie ! Saisissez votre liberté !", a-t-elle martelé.

CONTRAT PREMIÈRE CHANCE

Dans son discours d'une vingtaine de minutes, précédé par plusieurs déclarations de jeunes impliqués dans la vie associative ou économique, la candidate a répété qu'elle voulait construire "un nouveau pacte, une nouvelle donne avec la jeunesse".

Elle a exposé les principales propositions de son "pacte présidentiel" destinées aux jeunes, notamment l'allocation autonomie et le "droit au premier emploi".
Ségolène Royal a une nouvelle fois déclaré qu'aucun jeune qualifié ou diplômé ne pourrait rester plus de six mois sans emploi ou formation si elle est élue.

La candidate a évoqué les "emplois tremplins" à destination des jeunes diplômés ou qualifiés. Avec ce système, qui prévoit le financement par les pouvoirs publics de la totalité des salaires et charges pendant six mois, elle a dit vouloir créer 500.000 emplois de ce type en cinq ans.

Elle est également revenu sur le "contrat première chance" dévoilé vendredi, destiné aux jeunes de plus de 16 ans sans qualification embauchés dans les entreprises de moins de dix salariés dans les secteurs de l'artisanat et du commerce.

Les pouvoirs publics financeraient l'intégralité de leur salaire et des charges pendant un an.

"Je veux que l'Etat vous donne la possibilité de forcer votre destin, de saisir votre liberté, de construire votre vie", a déclaré Ségolène Royal, invitant les jeunes à être "une jeunesse "qui sait se lever lorsqu'elle sent que l'injustice progresse", et les félicitant de leur lutte contre le Contrat première embauche (CPE) l'an dernier.

(Publié sur le site de L'Express)
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# Posté le samedi 31 mars 2007 17:15
Modifié le samedi 31 mars 2007 17:59

Choc frontal entre Sarkozy et Royal sur les incidents de la gare du Nord

Choc frontal entre Sarkozy et Royal sur les incidents de la gare du Nord
Pour la première fois dans la campagne électorale, les deux principaux candidats Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal se sont affrontés directement mercredi, en termes durs, sur le thème de la sécurité après les incidents à la gare du Nord.

Mme Royal, relayée par François Bayrou, a fustigé "l'échec" du candidat UMP au ministère de l'Intérieur, qu'il vient de quitter. Depuis les émeutes de 2005, M. Sarkozy est régulièrement accusé d'avoir attisé les tensions en banlieue, notamment par l'emploi des mots "racailles" et "Karcher".


Il a rétorqué en accusant la gauche d'être laxiste et du côté des fraudeurs, les violences ayant démarré après l'interpellation d'un resquilleur, récidiviste sans-papiers, selon le gouvernement.


"En cinq ans d'un gouvernement d'une droite qui avait fait de la sécurité son thème de campagne, on voit que c'est l'échec sur toute la ligne", a lancé la candidate socialiste.

"Qu'un simple contrôle puisse dégénérer dans un affrontement aussi violent prouve que quelque chose ne va plus", a-t-elle déclaré.

"Les gens sont dressés les uns contre les autres, ont peur les uns des autres", a ajouté Mme Royal, en réaffirmant son intention de "créer une police de quartier pour remplacer la police de proximité" supprimée par la droite.

En déplacement ensuite à Tours, la candidate socialiste a toutefois tenu à faire une mise au point: "je ne veux pas exploiter des graves incidents dans un esprit de politique politicienne, je ne m'en réjouis pas pour la France".

A ses côtés, Michel Sapin, président PS de la région Centre, a renchéri: "Royal est inattaquable sur les problèmes de sécurité, elle a posé des jalons très tôt", notamment dans son discours de Bondy.

Pour la communiste Marie-George Buffet, les violences sont "une nouvelle illustration de l'échec de Nicolas Sarkozy", qui a "semé depuis plusieurs années les graines d'une situation explosive".

Quant à l'altermondialiste José Bové, il a estimé que "le langage provocateur et insultant de Nicolas Sarkozy et l'obsession de la culture du résultat introduite dans la police transforme chaque interpellation en une épreuve de force". La LCR a jugé, elle, que "l'effet Sarkozy continue de souffler sur le comportement de la police".

François Bayrou, candidat UDF, s'en est aussi pris à M. Sarkozy, déplorant qu'il ait fait de la police "uniquement une force de répression". Il a néammoins renvoyé dos à dos le PS "trop laxiste" et l'UMP "cherchant trop l'affrontement".

M. Sarkozy, de passage gare du Nord avant un déplacement à Lille, a répliqué sèchement. "Si Mme Royal veut régulariser tous les sans-papiers et si la gauche veut être du côté de ceux qui ne paient pas leur billet dans le train, c'est son choix. Ce n'est pas le mien".

"Je ne serai pas du côté des fraudeurs, des tricheurs, des malhonnêtes. Je suis du côté des victimes", a-t-il lancé.

Ses porte-parole Rachida Dati et Xavier Bertrand ont accusé le PS de "justifier le désordre". "Les socialistes n'ont pas changé (...) Le laxisme reste au centre de leur approche des problèmes de sécurité".

A l'extrême-droite, Jean-Marie Le Pen (FN) a considéré que les incidents montraient "la faillite" de Nicolas Sarkozy, et étaient une "conséquence directe" de l'immigration. Philippe de Villiers (MPF) a accusé des "bandes ethniques" et "des barbares" d'être responsables, dénonçant "le laxisme généralisé" de l'Etat.
# Posté le vendredi 30 mars 2007 10:37

Ségolène Royal en meeting à Limoges

Ségolène Royal en meeting à Limoges
La valeur travail, c'est d'abord donner du travail à tous et c'est de faire en sorte que le travail soit moins taxé que le capital.



Ségolène Royal annonce ce qu'elle veut « créer aujourd'hui pour la France de demain : c'est résister et c'est imaginer l'avenir»

La candidate socialiste évoque « d'abord la bataille pour le service public. »

« Je vous le dis ici, à Limoges, la République nouvelle que je veux construire, la 6e République, sera la République des services publics garantis. La France neuve que j'appelle, c'est une France qui résiste et qui imagine. Résister, c'est-à-dire maintenir les services publics, imaginer, cela veut dire les réformer. Dans le pacte présidentiel que je vous propose, c'est une bataille efficace contre le chômage, et en particulier par la réforme de toutes les aides à l'emploi qui seront désormais confiées aux régions, mais l'État garantira l'égalité entre les différents Territoires. »

« Cette bataille que nous conduirons, nous confierons également aux régions la gestion du service public de l'emploi, parce que ce sont elles désormais qui auront les aides à l'emploi, les aides à la formation professionnelle, et désormais, l'accompagnement individualisé de ceux qui recherchent un emploi. Voilà comment la bataille sera efficace. »

Elle poursuit :« ce qui déprime un pays, c'est cela : c'est la peur de l'avenir. Et cette peur de l'avenir, on la sent aujourd'hui à tous les niveaux de la société. »

« Ce sont toutes ces inquiétudes qui dépriment collectivement la France et qui donnent à chacun le sentiment d'être irrésistiblement tiré vers le bas. Alors voilà l'enjeu de l'élection présidentielle, c'est d'en finir avec ces inquiétudes, c'est de renouer partout le lien social, c'est de donner à chacun une vision de son avenir, une espérance d'avenir, c'est de garantir partout d'abord que les familles vont bien fonctionner et seront aidées au moment où elles en ont besoin et que les parents vont pouvoir assumer leur autorité parentale, ensuite que l'école va bien marcher et la rentrée scolaire se fera ; après avoir cet été, si les Français me font confiance, rétablir les moyens scolaires et les postes que la droite vient de supprimer. »

« J'entends bien les objections ici ou là, et peut-être ici, certains d'entre vous se posent aussi ces questions. On me dit : Mais ce pacte présidentiel coûte cher. Alors, je vous le dis fermement : qu'est-ce qui coûte cher ? Ce qui coûte cher, c'est le chômage. Ce qui coûte cher, c'est la précarité. Ce qui coûte cher, c'est l'échec scolaire. Ce qui coûte cher, c'est toutes les formes d'insécurité. Ce qui coûte cher, c'est de ne pas pouvoir se loger. Ce qui coûte cher, c'est d'avoir peur de l'avenir. Ce qui coûte cher, c'est, comme je l'entendais tout à l'heure dans l'entreprise que je vous citais, ce qui coûte cher, c'est comprendre l'inquiétude des petites retraites et des bas salaires, et cette ouvrière qui part à la retraite et qui me dit : « Ça fait 40 ans que je travaille, et je vais partir à la retraite avec une retraite de 600 euros par mois, c'est-à-dire à peine plus que le minimum vieillesse. » Et on viendrait me reprocher de vouloir relever tout de suite les petites retraites et les bas salaires ! Mais ce n'est que justice ! Et non seulement ce n'est que justice, mais c'est aussi un levier de l'efficacité économique. »

Ségolène Royal insiste sur l'importance de « La valeur travail. ça consiste en quoi la valeur travail ? Ça consiste d'abord à lutter contre le chômage. Et quand j'entends le candidat de la droite proposer aux salariés d'avoir le choix de travailler jusqu'à 70 ans alors qu'il y a déjà tant de chômage chez les salariés. Oui, nous n'avons pas la même conception de ce que les uns et les autres nous appelons la valeur travail. La valeur travail, c'est d'abord donner du travail à tous, la valeur travail, c'est d'abord revaloriser les bas salaires, c'est sécuriser par des contrats durables – et je félicite les jeunes de leur lutte contre le cpe –, la valeur travail, c'est de faire en sorte, une bonne fois pour toutes, la gauche l'a souvent promis et pas vraiment réalisé, et nous devrons le faire, la valeur travail c'est de faire en sorte que le travail soit moins taxé que le capital. »

« La valeur travail, c'est de faire en sorte aussi que toute personne qui retrouve un emploi ne perde pas de revenus par rapport à une personne qui vit des revenus de l'assistance. »

« Dans le pacte présidentiel, il y a le revenu de solidarité active, c'est-à-dire que désormais toute personne qui sort des de revenus de l'assistance et qui retrouve un travail verra également son revenu augmenter, c'est-à-dire pourra garder un certain nombre d'avantages liés à la situation antérieure pour que plus personne ne soit laissé sur le bord de la route, et en particulier pour que tous ceux qui cherchent un travail et qui en retrouvent un ne soient pas découragés. Je ne suis pas favorable à une société de l'assistanat. La gauche, ce n'est pas cela. La gauche, c'est la dignité du travail. »
# Posté le vendredi 30 mars 2007 06:26
Modifié le vendredi 30 mars 2007 10:56